vendredi 10 mars 2017

Aussi sournois que mon coeur dans une poche d'acide.

« H U M E U R - D U - J O U R »

« Mais que dure la jeunesse et se répandent l'amour, la joie et la tendresse jusqu'à nos derniers jours.
Face à ses délices que mon esprit s'émeuve. Toujours je serais tienne, mon amour en est la preuve. »
- Sir Walter Raleigh


Mal. Comme un débordement de larmes qui ne s'arrête jamais, jamais, jamais. À en crever, c'est comme si un fer chaud était planté là dans le fin fond de ma gorge, et qu'il ne faisait que tourner, s'enfoncer, tourner, puis s'enfoncer à nouveau, sans jamais cesser de me faire souffrir le martyre. Me tenant la corde au cou comme une envie suicidaire qui ne prendrait jamais fin, puisque jamais, jamais le saut final n'a été orchestré par le destin.

Simplement une mort douce, lente, vénéneuse, insignifiante, perpétuelle et éternelle.
Je me demande à quand remonte cette douleur immense, ce cœur brisé qui n'est autre que le mien, quand a-t-il jamais fait "boum" pour une autre qu'elle.

Je me pose sans cesse la question "Et si j'avais" et si, et si j'avais fait autrement, et si j'avais attendu, et si je ne l'avais jamais rencontrée, et si jamais je ne lui avais dit ce que je ressens du plus profond de mon âme jusqu'à m'en déchirer les restes et le fond de mon corps si communément appeler entrailles.


J'ai la gerbe un peu plus et chaque jour. Et tout le monde n'a de cesse de répéter "Tout finira par aller mieux, et tu tomberas amoureuse une nouvelle fois encore."

C'est faux, vous le savez tous, le véritable amour, quand on le sent au fond de ses tripes c'est indéniable, plus jamais ils ne vous quittent, plus jamais j'entends dire, jusqu'à votre mort la plus insoutenable, jusqu'à votre dernier souffle, c'est forcément là, gravé, jusque dans l'âme.

C'est sinistre, mais je suis tombée amoureuse, pour la première fois et la dernière fois de ma vie. Plus aucun regret ne me sied dans ce monde, je suis follement, follement et cyniquement tombée amoureuse, d'une personne qui n'en a rien à foutre, même si, je n'en crois rien... Et je m'en contre-fou, parce que, pour la première fois de ma vie, j'ai éprouvé un sentiment plus fort que ma rancœur, ma colère et mon deuil. Et je ne veux pas perdre ce sentiment.





L'amour, la douleur, la fièvre, le cynisme.
Tout m'envahit.




©Feyaliah - 10.03.17 - 5h11

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